Si l’on devait écrire un livre pour chaque monument petit ou grand de France, retraçant tant son histoire que ses spécificités, il faudrait faire un écart écologique scandaleux pour fournir les étagères nécessaires. Les serveurs de Gallica même ne suffiraient pas à contenir leurs versions numériques. Cependant, cet idéal est loin d’être atteint, faute d’être dans l’air du temps. Pour cela, la moindre initiative en ce sens mérite d’être soutenue et partagée. Jetez donc un oeil par là : https://fr.ulule.com/chateau-du-vivier-histoire-dun-palais-royal/ , et dites m’en des nouvelles. Ou contentez vous de lire la présentation que l’on reproduit ci-dessous :

“Mon projet tient en à peu près 200 pages, l’histoire du château royal du Vivier en Brie, maison de campagne des rois de France

Intégré au Domaine royal sous le Roi de France Philippe IV le Bel (1285 – 1314), le Palais royal du Vivier est avant tout une maison résidentielle, dans laquelle les rois aimaient se reposer ou encore venir se recueillir, afin d’y prendre de grandes décisions.

C’est ainsi au Vivier, que Philippe V le Long (1291 – 1322) décidera la création d’une chambre des comptes à Paris en l’an de grâce 1320.
C’est aussi lui qui, toujours à partir du Vivier signera une extension à la loi salique, interdisant aux femmes le pouvoir de régner sur la France.

Puis les Rois se succèdent, Charles V (1338 – 1380) l’agrandi et y installe une Sainte Chapelle, tandis que Charles VI (1368 – 1422) y commande ses carpes qui lui seront alors servis au Louvre. C’est d’ailleurs pour la distraction de ce dernier que le jeu de 52 cartes, tel que nous le connaissons, a été inventé au Vivier.

François Ier (1494 – 1547) sera le dernier à y coucher et Louis XIV (1638 – 1715) le dernier à y passer en 1694, date à laquelle le grand Roi récupère un vestige de la vraie Croix du Christ, déposée dans la Sainte Chapelle par Charles V le Sage en 1352.
La révolution approche à grand pas et le château est alors utilisé comme carrière de pierres, avant d’être sauvé par Maître Parquin

“Ce lieu ne se recommande point seulement par la surprenante conservation et l’aménagement de ses vestiges, qui en font, comme on l’a dit, non pas les ruines du Château royal du Vivier, mais plutôt le Château royal du Vivier en ruines”

Achille Jubinal, député, membre de la sixième classe de l’institut historique et de la société royale des antiquaires de France 1835.”

Le financement sert bien évidemment à l’édition du livre, non pas à commander les croissants. Mais “le surplus servira soit à en éditer d’autres, soit à la restauration des meubles, des fenêtres ou autre.” Et ça, c’est beau !

Catégories : Nouveaux projets