L’édifice dont nous parlons aujourd’hui est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1929. Bientôt cent ans de reconnaissance, ce n’est pas rien ! Mélangeant sans peine roman et gothique, comme nombre de bâtiments religieux de la région, il brille surtout comme un phare dans la tempête de part le lien fort qui l’unit aux habitants de Fécamp, et en particulier à la foule anonyme et historique des marins-pêcheurs, les terre-novas, qui en sont partis pour le Nouveau-Monde, et qui sont allés prier entre ses murs avant le grand voyage. Dans l’intercession entre la mer et le ciel, ce petit bout de piété a fait son office avec grandeur et sobriété. Aujourd’hui, les activités maritimes et portuaires requièrent moins de foi, exposent moins au danger, et sont plutôt le havre des promeneurs et plaisanciers, moins susceptibles de prier pour le salut de leur âme. La chapelle subit les conséquences de tels changements de société, et son état se dégrade progressivement, à mesure de son abandon et de son oubli par les autorités et les habitants. Mais tout le monde ne se résigne pas :

“L’objectif est de sauver la chapelle Notre-Dame de Salut, fermée au public depuis plus d’un an, à cause de son très mauvais état. Infiltrations d’eau, toiture et charpente à remplacer, murs qui se fissurent, vitraux cassées… Les dégâts sont importants et un échafaudage soutient la voute de cet édifice millénaire et très symbolique pour la ville. C’est ici que les marins venaient, avant de partir en mer, se recueillir et demander la protection de Notre Dame de Salut, durant leurs dangereuses campagnes de pêche vers Terre-Neuve, au large du Canada, où plusieurs milliers de marins ont péris ou disparus en mer. Le montant des travaux est estimé à 1,2 million d’euros. L’association des Terre-Neuvas, engagée depuis plusieurs années pour préserver le patrimoine et la mémoire de ces marins exceptionnels, espère collecter 100 000 euros pour faire démarrer au plus vite les travaux urgents. Grâce à la mobilisation de ses adhérents et des collectes lancées dans la région, près de la moitié de la somme a déjà été atteinte. Le reste du chantier doit être financé par la mairie, le département, la région ainsi que le Patrimoine.”

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